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Publié le 28 mars 2016

Présentation livres Bibliothèque 9 novembre 2015

Presentation des livres de la bibliothèque :

  • Shoji UEDA
  • Revue 6 mois
  • Jean DIEUZAIDE
  • Christophe BECHET
  • David ALAN HARVEY
  • Anders PETERSEN
  • Stephen SHORE

Shoji UEDA

Shoji Ueda est né le 27 mars 1913 à Sakaiminato, dans la préfecture de Tottori, dans le sud du Japon. Cette ville est un port encadré par une montagne célèbre et de nombreuses dunes.

En 1930 Ueda a l’intention de suivre des cours à une école d’art à Tokyo pour devenir peintre, mais ses parents le lui refusent parce que
Ueda étant le seul fils, devait reprendre l’entreprise familiale.
Pour en quelque sorte le consoler, ses parents lui achètent un appareil photo haut de gamme, car ils préfèrent finalement qu’il s’oriente vers le métier de photographe, sorte d’artisanat aussi.
Après son diplôme en 1931 il rejoint des cercles de photographes dans les photo clubs locaux, avec qui il découvre les avant-gardes européennes en photos et en peinture.
Une de ses photos reçoit le prix mensuel du magazine Camera.

« Je ne me considère ni comme un reporter ni comme un artiste ».
Il se voulait comme Lartigue, cet éternel amateur, loin de l’égocentrisme des « créateurs » : « Lartigue a été mon maître absolu. Il était si curieux de tout... Ses photos traduisent parfaitement son âme. J’aurais voulu que toutes mes photos ressemblent aux siennes. » (Ueda, 1994)

Sa série sur les dunes de Tottori (1949-80), oscillant entre la composition théâtrale et le décor minimaliste, fera de lui le metteur en scène d’un monde étrange, où ce sage fait sourdre comme source principale une harmonie tendre et étrange.
Sa sérénité, entre fantaisie et quête d’un bonheur qui s’enfuit, lui sert à édifier un théâtre onirique.

Merveilleusement simples, mais intrigantes, ses images sont des moments incertains, des situations décalées qui semblent en attente, le tout sur un temps immaculé, un décor immobile à l’horizon fuyant.
Shoji Ueda, tendrement, a bâti un monde imaginaire à la fois monde occidental et monde japonais et qui s’échangent leur poésie, de l’autre côté des dunes, là où dort la mer.

Un critique a parfaitement défini le monde de Ueda : « Les photographies de Shoji Ueda sont toutes empreintes de cette poésie douce, subtile et de cette lumière rare, celle des dunes effectivement qui renvoie à un autre monde, à un monde lointain, sans fin ou la perte de repères au loin s’efface... ».

Shoji Ueda n’a pratiquement jamais quitté sa région natale, à part un voyage en Europe dans les années 1970

Revue 6 mois N°7

Jean DIEUZAIDE

Le fonds de la bibliothèque du PCN dispose de plusieurs ivres sur Dieuzaide

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Jean Dieuzaide est né le 20 juin 1921 à Grenade sur Garonne
Jean Dieuzaide est passionné par l’aéromodélisme ; bien avant que cela ne le conduise à la photographie aérienne, il fonde la section modèle réduit de l’Aéro-club de Cannes, ville où il s’est installé après la disparition de son père. Il participe ainsi à plusieurs compétitions, et conjointement paraît de plus en plus attentif à la photographie ; il ira même jusqu’à acheter un petit Vest Pocket et à développer lui même ses films.
Parallèlement à cela le jeune Jean travaille durement afin d’intégrer les écoles supérieures qui l’intéressent ; mais la fatigue et le surmenage aidant, de graves problèmes de santé l’obligent à revenir malgré lui chez sa grand-mère. Tout en se rétablissant, il s’emploie à parfaire son expérience photographique dans cette région qui lui est si chère, et à laquelle il restera fidèle sa vie durant.

C’est donc par le reportage que Jean Dieuzaide s’initie à la photographie. Dans un premier temps en redécouvrant le terroir et en composant de petits albums. En 1942, lors de sa mobilisation il occupe un poste de photographe, ses images illustrent la revue des chantiers de jeunesse. Les prises de vues de Jean Dieuzaide sont très appréciées et cela lui vaut d’être nommé chef du service photographique de la région Pyrénées - Gascogne. Ce retour sur Toulouse et cette notoriété naissante encouragent chez l’artiste cette passion zélée que nous lui connaissons.
Le 19 août 1944 lorsque Toulouse se soulève, il va à grands risques rendre compte de la libération de sa ville ; son magnifique portrait la même année, du Général de Gaulle lui vaut une reconnaissance publique.
16 septembre 1944 : un mois après la libération de Toulouse, le général de Gaulle vient dans la Ville rose. Le jeune photographe Jean Dieuzaide devra ruser pour immortaliser le grand homme, qu’aucun photographe ne peut approcher à moins de 10 mètres. Il s’installe entre les cymbales et la grosse caisse de l’harmonie. Quand le général sort, il déclenche son appareil en même temps que résonnent les percussions… Ses oreilles siffleront longtemps, mais il réalise le premier portrait officiel du général en uniforme !

Sous le pseudonyme de Yan, il devient photographe de presse. Exigeant et loyal, il choisit de ne s’intéresser qu’aux sujets qui lui semblent dignes d’intérêt. Il rejette systématiquement tout ce qui n’est pas en accord profond avec ses convictions ; quel que soit le sujet abordé une grande honnêteté prévaut à chaque prise de vue.

Refusant de rejoindre la capitale, Jean Dieuzaide valorise la beauté de sa région ; il observe avec bonheur les paysages du sud, leurs reliefs, leurs particularités, les offrant à voir sous un nouveau jour. Il répond aussi à des travaux de commande tout en mettant en valeur la dimension artistique de la photographie. Il se tourne vers l’édition et de nombreuses publications de ses photographies voient le jour. Les reportages succèdent aux reportages ; son sens de l’esthétique lui vaut de nombreuses parutions et de multiples distinctions. Créée en 1953, l’Association des Gens d’Images lui décerne le prix Niepce en 1954 et le prix Nadar en 1961 ; ces nominations joueront un rôle essentiel dans la notoriété du photographe au niveau national.

Le photographe s’intéresse aussi à l’aéronautique, il répond à de nombreuses commandes et ses photographies pour Air France ont fait le tour du monde. Notons aussi son travail rigoureux en photographie industrielle : ses prises de vues révèlent l’aisance avec laquelle il s’inscrit dans la matière et avec laquelle il nous rend des images d’une composition parfaite à la limite de l’irréel, mais ne nous y trompons pas J. Dieuzaide est avant tout un photographe de la réalité

David ALAN HARVEY

Le fonds de la bibliothèque dispose d’un livre de Harvey

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"Réfléchir, voir, patienter, attendre, comprendre, ce sont les mots clés pour réussir une belle image”
David Alan Harvey, né en 1944 à San Francisco, devient photographe à l’âge de 11 ans !

Son premier Leica, il l’achète grâce à son job de “lanceur de journaux”. A 13 ans, il dédie son portfolio à sa famille “Off For a Family Drive” et, à 22 ans, publie “Tell it Like it Is”, résultat d’un travail d’immersion d’une année au sein d’une famille noire de Virginie. Vite remarqué par le “National Geographic”, il est aujourd’hui membre de la prestigieuse agence Magnum.

Il a publié deux livres majeurs, Cuba et Divided Soul base sur son important travail sur la migration culturelle espagnole dans les Amériques, et son livre Living Proof (2007) traite de la culture hip-hop.

"La clé pour les photographes d’aujourd’hui est qu’ils doivent être des gens d’idée. Les gens de concept. Il n’y a plus aucun avantage à avoir des compétences techniques. Aujourd’hui, on a besoin des compétences d’idées, d’avoir vraiment quelque chose à dire, soit journalistique ou artistique. Je vois la photographie comme une langue jusqu’ici, loin d’être mort. Pour moi, tout simplement en train de naître ".

Depuis trente ans, il sillonne les routes d’Amérique latine avec passion. Amoureux de ces civilisations marquées par les conquistadores, ses travaux feront l’objet de plusieurs ouvrages. Il enseigne aux quatre coins de la planète et raconte sa vie, ses rencontres, son expé rience dans un blog personnel et passionnant : davidalanharvey.com. C’est un voyageur qui parcourt le monde. Mais jamais à cheval. Car l’homme qui photographie si bien les chevaux ne s’est jamais assis sur une selle.

Anders PETERSEN

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Né à Solna en 1944, Anders Petersen quitte la Suède à 18 ans pour Hambourg, en Allemagne. Pendant cinq ans, il se mêle aux marginaux, se plonge dans la vie nocturne des bars et de la contre-culture de l’époque. De retour en Suède, son travail est repéré par le père de la photographie suédoise moderne, Christer Strömholm, dont il devient l’élève

A la fin des années 60, il retourne en Allemagne pour photographier le café Lehmitz, théâtre de ses frasques de jeunesse.

Le style me fait un peu penser à la série « Brooklyn Gang » de Bruce Davidson, même si l’approche des deux (photographes) diffère énormément. Je l’ai déjà dit, pour moi, savoir l’historique derrière ce genre de photos ajoute énormément à la texture de la série et mon appréciation des images.

Depuis, le photographe sillonne les routes et tire le portrait de ses rencontres de Rome à Sète. Ces travaux quotidiens sont publiés dans plusieurs livres, conçus comme des journaux photographiques, tels que “Close Distance” (2002, éd. Journal) ou “City Diary”, qui met en relation son travail et celui de son élève J.H. Engström (2012, éd. Steidl). Entre ces escales de vie, il s’attarde sur des sujets précis, comme la population d’un parc d’attractions (“Gröna Lund”, 1973)

ou encore la liberté, son plus grand questionnement. Pour explorer cette thématique, il s’enferme dans une prison (“Fängelse”, 1981-1983), une maison de retraite (“Rågång till karleken”, 1991) et un hôpital psychiatrique (“Ingen har sett allt / Mental Hospital”, 1995).

Stephen SHORE

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1965 – 1967 : l’époque Andy Warhol
Entre 1965 et 1967, Stephen, à peine majeur, pénètre le cercle intime de l’artiste et fait partie des quelques photographes qui auront suivi son usine, sa Factory, alors en plein essor. En ressortent des portraits en noir et blanc puissants, témoins involontaires d’une époque clé de l’art contemporain, démystifiant l’intouchable Warhol. Que retiendra-t-il de la courte mais intense expérience ? Dans une interview au quotidien suisse Le Temps, il déclarera ainsi :
J’ai fréquenté des artistes qui prenaient des décisions encore et encore, qui expérimentaient. Cela a été mon apprentissage esthétique.

American Surfaces, un journal intime photographique
Direction le Texas
Equipé d’un Rollei
il photographiera absolument tous les éléments de son quotidien : chambres de motels crasseuses, toilettes infâmes, petits-déjeuners peu ragoûtants saisis en très gros plan (comme le reprendra Martin Parr) et gueules locales, bébés et petits chiens capturés façon photos de famille (comme le reprendra Nan Goldin)

La multiplication des instantanés et son non-originalité n’est pas s’en rappeler un certain Andy Warhol. L’art en série, bien qu’existant depuis bien longtemps, atteint ici son paroxysme. Le but de Shore est d’essayer au mieux la réalité telle qu’elle est, sans artifice. La légende raconte même qu’il aurait envoyé ses pellicules aux usines Kodak, comme n’importe quel amateur de l’époque, au lieu d’utiliser sa propre chambre noire, afin de garder l’aspect réaliste de la chose.

Et pour cela, il quitte le noir et blanc pour passer à la couleur. L’importance du projet est bien le début de la banalisation de cette pratique, alors réservée au monde de la publicité et très mal vue dans la branche artistique. Robert Frank, autre figure majeure de la photographie, déclarait : “Le noir et le blanc sont les couleurs de la photographie, la photo en couleur est vulgaire.” Ce qui explique qu’American Surfaces ait été tant mal reçue à l’époque.

Uncommon Places
On touche ici le cœur de l’œuvre de Stephen Shore, son plus beau travail, son plus connu et qui a influencé une grande partie de la génération d’apprentis photographes des années 1980, 1990, 2000 et plus encore. De retour de son voyage, il souhaite continuer son ouvrage, avec cette fois des tirages plus grands, plus imposants, se plongeant dans la perspective, tout en maintenant sa ligne sur l’utilisation de la couleur.

Une fois armé d’un appareil grand format et d’un trépied, l’Américain est parti explorer son pays, immortalisant tout sur son passage, des restaurants kitschissimes à ces pancakes matinaux en passant par un parking rempli de Cadillac. Mais un de ses clichés les plus célèbres est bien celui de cette femme de dos dans une piscine de Tampa Bay, en Floride. La lumière donne aux couleurs un aspect pittoresque impressionnant, mais qui ne sera reconnu que bien plus tard, la couleur n’étant toujours pas tolérée dans ce monde si particulier.

Constatant que la couleur est devenue une nouvelle convention, au début des années 1990, Shore décide de consacrer une décennie au noir et blanc. Les gros plans sur les arbres et les rochers d’Essex County, seront en noir et blanc, tout comme les puissants objets de sa série Archaeology.

Ses panoramiques sur New York City (2000-2002) sont l’occasion d’un nouveau défi : saisir des scènes de rue et passants avec la lourde chambre 8 × 10. Il transgresse l’utilisation habituelle de la chambre et innove dans le genre de la photo de rue traditionnellement liée à la légèreté de l’appareil 35 mm.

Persuadé que « l’attention est une faculté qui se travaille », et que le mode d’attention varie en fonction des types d’appareils utilisés, Shore tente avec la chambre 8 × 10 « de combiner ces deux modes d’attention : lenteur et rapidité ». Une réussite.

images prises en Ukraine, où Stephen Shore est allé à la rencontre de derniers survivants de l’Holocauste — à Kiev mais aussi dans des lieux reculés tels Bazalia ou Borispol. Il s’est promené autour des villages et dans les maisons, photographiant principalement des objets, sortes de reliques d’un passé chargé. Il y a des intérieurs montrant des papiers peints désuets, de vieux postes de radio, un téléphone, une ampoule sur un mur bleu, un carton de pommes fraîches prêtes à être découpées au canif. Autant d’images qui n’ont rien d’extraordinaire, mais qui informent d’une histoire aussi ancienne qu’émouvante et d’un quotidien actuel à la mémoire encore fraiche

« Je ne me passionne que pour la nouveauté, ce que je connais m’ennuie, si il n’y a pas un challenge, je m’en vais. »
Je me voyais mal parti, je posais timidement la question et conscient qu’elle était un peu simplette « Qu’est ce qui vous intéresse aujourd’hui dans la photographie ? ». Le résultat fut magique, la réponse fusa : « Instagram ». J’avais l’impression de rêver, l’un des maitres inconique de la photo couleur américaine ne voulait parler que d’Instagram. Là, il fut intarissable : son cercle d’amis et de connaissances avec qui il communique sans arrêt, son enseignement au Bard College où il se sert d’Instagram énormément, sa conférence à venir deux semaines plus tard à Photo London, où il donna un cours de 3 heures sur le sujet. Moi, en vieux dinosaure, j’écoutais…

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